Car tu n'es pas un héro, tu es bien plus.
Car les héros ne savent pas que le monde est damné, les justes ne lisent pas, n'écrivent... Ils aiment, sauvent, crient liberté, égalité et justice sans comprendre le réel sens de ces mots.La pluie tombait calmement sur le tranquille village de Konoha. Le rire cristallin des enfants résonnaient accompagnés des réprimandes de mères amusées. Les insectes s'éveillait tranquillement à la vie, grouillants, apaisant les êtres entourant. Le vent berçait les arbres, leur donnant vie. Les maisons étaient entourées de joie, les fleurs coulaient de paisibles moments, entourés d'herbe fraiche d'un vert soutenu propre à la vie. Tout semblait calme, tout semblait serein... Tout aurait du l'être.
Alors pourquoi en un instant les rires s'étaient tus ? Pourquoi les cris avaient pris place ? Les insectes avaient cessé leur sage mélodie, se cachant du sang, fuyant la mort. Et la pluie, elle, avait continué de mouiller, coulant sur le bitume parsemé de sang...
Konoha était attaquée.
***
-Il nous faut une offensive, Tsunade ! Le village est pris de toute part, des civils se font tué ! Il nous faut tous nos effectifs pour une attaque en masse !
-Calmez-vous un instant Utatane-san ! La panique ne nous avancera en rien, alors arrêtez donc toute cette agitation, ce n'est pas le moment pour nous faire un arrêt cardiaque !
-Koharu a pourtant raison, intervint un vieil homme au visage sévère. Il nous faut une stratégie, dehors c'est le chao.
- Pour ce qui est de la stratégie j'ai convoqué Shikaku et Shikamaru Nara, tous nos medic-nin sont sur le terrain, les genins tentent d'évacuer les civils vers les montagnes, les chuunins et juunins combattent l'ennemis, que voulez-vous que je fasse de plus ?
-Que savons-nous de l'assaillant ? Questionna la veille Koharu Utatane fuyant la question de la Godaime.
La porte s'ouvrit alors aux éclats, deux hommes forts semblables firent leur apparition, le visage rongée par l'angoisse et la colère. Leurs longs cheveux brun attachés étaient parsemés de poussière et de sang, leurs yeux d'un noir identique teintés d'une souffrance infinie. Malgré leur forte différence d'âge, il marchait à même hauteur, sur un pied d'égalité. Après un bref signe de respect pour les membres du conseil et pour l'Hokage, ils se placèrent au centre de la pièce, un air déterminé peint sur leurs traits.
-L'Akatsuki dirige les opérations ennemies, répondit Shikaku Nara.
Non, Konoha ne tombera pas, elle était éternelle.
Ce n'est plus l'espoir, c'est l'ennui qui fait vivre.
Des hémorragies, des visages à jamais éteint, des peaux parsemées de carmin, la mort était présente partout, partout. Des rires s'étaient tus, des enfants inanimés jonchant le sol, des mères agonisant, des sanglots s'élevant sous la pluie. La guerre avait fait ses morts, la guerre avait de nouveau teint le monde d'horreur.
-Ne me quitte pas mon c½ur, il faut que tu sois fort encore un peu. La médecine c'est long, tu sais !
Ses paroles étaient vaines, et elle le savait. Elle entendait elle-même les sanglots qu'elle tentait pourtant de bloqués dans sa gorge. L'enfant avait trois organes vitaux touchés, elle savait qu'il n'y avait aucun espoir envisageable. Alors pourquoi s'acharnait-elle ? Pourquoi ne pouvait-elle pas faire partir cet enfant ? Cet enfant de tous justes huit ans, au regard si clair pétillant de vie et d'insouciance. Pourquoi avait-il fallut que l'ennemis l'attaque ? Ce n'était qu'un enfant, il commençait tout juste à s'éveillé à la vie que déjà il se devait de la quitter. Et pourquoi ? Pour une querelle dont il n'était pas le responsable ? Tout cela était si injuste, elle aurait donné sa vie et bien plus pour ce petit être qui périssait sous ses mains.
Et la medic-nin s'obstinait toujours à sauver le corps désormais inerte de l'enfant, les larmes se mêlant au sang. Il était partit, lui aussi. Combien de si jeune victime avait filés entre ses doigts ? Elle avait arrêté de compter avant de basculer dans la folie. Stoppant son jutsu médicale, elle s'éloigna un peu de l'enfant, la boue carmin se mêlant à sa tenue de combat. Levant les yeux, elle observa le spectacle sinistre qui s'offrait à elle. Des enfants, des femmes, des hommes, morts... Tous morts. La rue avant si joyeuse était aujourd'hui parsemée de souffrance, d'anéantissement.
Du haut de ses seize ans, Sakura se devait de faire face à tout cela, seule. Ses yeux émeraude atrophiés d'horreur, ses cheveux roses dégoulinant d'eau d'un rouge profond... Elle aussi était morte au fond. L'espoir était partit, il n'y avait plus rien.
Plus rien.
Combien de temps avant qu'on nous délivre ?
Le soleil ne rayonnait pas ce jour là. Les arbres s'affolaient devant le spectacle qui s'offrait à eux, l'air était lourd, plus aucun oiseau ne plaidait la cause des beaux jours. Un orage se préparait, arrivant lentement, préparant méticuleusement son moment de gloire. Mais aujourd'hui, l'orage ne serait pas l'acteur de la peur, ses grondements ne seront pas l'artiste de cette matinée pluvieuse : une autre colère divine l'avait précédé...
Le bruit de la lame sur la chair tendre remplissait l'air d'une sanglante mélodie. Les cris la ponctuaient d'accords funèbres, les croches avaient des odeurs de sang, les blanche s'assombrissaient de carmin. L'Horreur était une musicienne accomplie. Douce Horreur. Sombre Horreur. Mais pourquoi ce sang, Horreur ? Pourquoi la mort, Horreur ? Pourquoi la souffrance ?
Naruto Uzumaki remuait sa chevelure or, laissant perler derrière lui des marques de la destruction. Oui, il était vaillant le héro des ninjas de Konoha. Oui, il était splendide, bougeant humblement sous la pluie glacée. Et pourtant il était comme les autres... Juste un pion, si docile pion. Les vies glissaient sous sa lame froide, les yeux de ses assaillants s'éteignaient à son passage. Il tuait parce que c'était son devoir... On l'avait si bien formaté le jeune Uzumaki. A tous justes 16 ans, il avait déjà dansé un duo endiablé avec la funèbre Horreur. Il avait tué des pères, des maris, des fils... Des hommes, tout comme lui. Parce qu'il avait obéit, ni plus, ni moins.
Et pourtant, ce si brave soldat était lui aussi empreint de souffrance, lui aussi il avait mal, mal de tuer, mal de détruire, mal face à la destruction qu'il engendrait, face à ses vie qu'il volait... Et doucement, accompagnant l'Horreur, il murmurait, tel une prière à la colère de l'Eternel :
-Je sais que nous ne sommes que des pions à sacrifier pour la victoire du roi. Que nous ne sommes que le néant de nos vies misérables. Mais délivrez-nous, délivrez-moi de l'Horreur.
Et il continuait inlassablement à anéantir, parce qu'au fond, il savait qu'il faisait cela pour Konoha. Mais comment pourrait-il un jour se relevé de ce drame ? Comment oublier ce sang qu'il avait versé ? Il était un soldat imparfait parce qu'il avait été conçut avec des sentiments avant tout... Et les larmes coulaient inlassablement de ses yeux d'eau...
L'Orage pour seul témoin de sa destruction. Naruto aussi était mort, plus de cent fois en deux heures de carnage.
Où trouver la force, l'énergie nécessaire, pour mener sa vie à sa manière ?
Les pas raisonnaient dans l'environnement calme.
Le titillement cristallin de la pluie accompagnait son avancée d'un rythme presque solennel. Les maisons ici se dressaient fières, sombres, austères. Leurs murs de briques noirs étaient étrangement intacts parmi le chaos. Les paliers semblaient irréellement impeccables. L'ardoise des tuiles rayonnaient sous la lumière grisée de ce jour funeste. Même le bois des poutres n'avaient été atteint, comme si les habitations avaient décidé de ne pas flancher face au temps, de se dresser, fières face aux ténèbres.
Et il continuait son avancé, lentement, semblant réalisé peu à peu qu'il était de retour. Semblant saisir que cet endroit était son semblable, il était à lui, il était lui.
Le quartier Uchiha.
Une part de Konoha, sombre et ténébreuse, si fier et si vide. Car Sasuke était seul avant tout, l'enfant Uchiha solitaire, le survivant de ce drame. Il avait été victime, alors le seul chemin possible selon lui était devenu celui de l'assassin, celui du bourreau, du salaud.
Car Sasuke Uchiha était un être détruit et la vengeance le prouvait si bien...
Il avait demandé à Karin, Suiguitsu et Juugo de rester à l'entrée de ce lieu sacrée. Il se devait d'affronter son choix seul. Il se devait de faire face au lieu maudit sans leur précieuse aide. Oh, pas qu'il n'apprécie point ses coéquipiers. Il les respectait tant, ils étaient ses frères d'arme, des liens si indestructibles les unissaient dorénavant... Et si fragiles. Mais il ne le leur montrait que peu souvent, ce sentiment particulier qu'était la fraternité. Ses coéquipiers le comprenaient bien au fond, ils n'avaient pas besoin de gestes si significatifs pour s'apercevoir que Sasuke les considérait comme bien plus que des pions. Et l'Uchiha avait si peur de s'attacher encore d'avantage à eux... Car il le savait, il ne pourrait supporter de trahir encore.
Oui, il avait trahit l'équipe 7, et à jamais. Il s'en était pris à leur si précieux bien, leur village. Il savait mieux que quiconque que s'en était finit des éclats de rires qu'ils avaient partagés, de leurs sourires échangés... Comment pourrait-il un jour affronter leur regard teinté de haine et de souffrance ? Mais Sasuke n'avait pas pensé à cela avant d'attaquer Konoha, il n'avait pas songé à l'effondrement de cette époque... La vengeance était une amie si traitresse.
Ouvrant doucement la porte de son logis d'enfance, une boule se forma dans le creux de sa gorge... Le sol n'avait pas oublié la macabre scène qui s'était jouait ici : des taches de sang ornait encore le parquet vernis de l'entrée. Pourquoi donc n'y avait-il point de poussière ? Pourquoi point de moisissure pour caché ce carmin ? Le temps aurait dut atteindre l'endroit, il le savait. Longeant le couloir, les souvenirs défilant à mesure de ses pas, les larmes coulant, silencieusement.
Et enfin son ancienne chambre s'offrit à lui.
Sur la table de nuit, l'équipe qu'il avait renié en désertant se dressait fière. Et ils le regardaient, heureux, naïfs, comme si la trahison n'était qu'un vilain mot qui n'avait pas sa place. Leur dire qu'il n'éprouver plus rien pour eux n'était qu'un vil mensonge, car jamais il ne pourrait les oublier. C'était ainsi.
Tout était impeccable, comme s'il n'était jamais parti. Sur le lit parfaitement fait était posé un carnet, cette stupide promesse qu'ils avaient prononcé semblait aujourd'hui lui enfoncer un énième coup de couteau dans son c½ur.
« -Sasuke, à quoi tu tiens le plus ?
Le visage angélique de son coéquipier idiot lui faisait face, un sourire naïf peint sur son visage d'imbécile. La douce Haruno l'observait timidement, feintant de ne pas s'intéresser à la conversation, écoutant pourtant avec la plus grande attention. Kakashi était encore en retard, et le seul moyen qu'avait trouvé Naruto pour tuer le temps avait été de faire une étude approfondit de son mystérieux coéquipier – et rival. Sasuke le regarda, blasé. Se pourrait-il qu'un jour Dieu ait pitié de lui et fasse grandir cet énergumène orangeâtre ? Non. Ce serait trop beau.
Le pire était qu'il savait que s'il ne répondait pas à sa stupide question, le blond ne lâcherait pas l'affaire et continuerais de le harceler jusqu'à l'arrivée de leur Maitre... Autrement dit un temps bien trop long à supporter.
-Le quartier Uchiha, répondit-il instinctivement.
Peut-être aurait-il dut sortir un mensonge... Vu le visage stupéfié de ses coéquipiers, les yeux atrophiés fixés sur lui. Même Sakura ne prenait pas la peine de masqué son examen. Quand à Naruto... Il aurait put lui dire qu'il était gaie, il n'aurait certainement pas réagit différemment. Il remarquait aisément le regard pathétique que lui lançaient ses équipiers... Et étrangement, pour une fois, la pitié le soulageait, étrangement pour une fois la colère ne s'était pas manifestée.
-Tu sais Sasuke, fit gravement l'énergumène, si tu tiens tant à ton quartier, alors nous aussi.
-Oui, renchérie Sakura, on le chéri autant que toi ! Après tout on est une équipe, non ?
Alors, levant solennellement la main, Naruto et l'Haruno firent une promesse dont du haut de leurs douze ans ils ne prenaient pas pleinement conscience de la valeur.
-On te promet de toujours prendre soin de ce à quoi tu tiens le plus, parce qu'on est l'équipe 7... »
-...Et une promesse jamais ne s'efface. Murmura le brun.
S'approchant doucement de son lit, il ouvrit le carnet dont les pages cornées semblait attaqué par le temps.
« Pour Sasuke, parce qu'il faudra bien un jour que tu reviennes dans l'endroit auquel tu tiens le plus. En attendent, on prendra soin de ton quartier, car la promesse de l'équipe 7 !
Sakura et Naruto. »
Et les mots continuaient, inlassables... Les pages étaient noircis par l'encre. Les années défilaient sous ses yeux d'un noir sans fond, les mots cognant douloureusement comme pour lui rappeler sa trahison. Pourquoi donc tout était si compliqués ?
« Les larmes pour qualifiés le vide que tu représentes sont inlassables. Elles couleront toujours, avec encore cette douleur sourde qui martèle doucement mon c½ur. S. »
Et il pleurait le roc, pour ces fragments de personne qu'il avait détruit... Pour ces fragments de personnes qui le détruisaient à leur tour.
« Je t'ais hurlé notre amour, le silence m'a répondu ta haine.
Quand je repense à avant je me demande comment on en est arrivé là.
Comment, en l'espace d'un instant, l'équipe 7 n'existait plus.
J'ai peur que des mois de rire ne s'effacent, j'ai peur de tout maintenant. N. »
Et replaçant tranquillement le carnet à sa place d'origine, Sasuke repartis tel un fantôme pour accomplir son funèbre chemin, pour venger encore, et toujours. Ne laissant derrière lui aucune trace de son passage...
-Sasuke, tu as finis ? S'enquit Karin.
-Oui, nous pouvons y aller.
-Alors c'est parti ! Hurla Suigetsu. J'ai quelques comptes à régler avec certains shinobi de Konoha.
... Ou presque.
Dans le carnet d'un rouge décoloré, à la dernière page, d'une écriture soigneuse on pouvait apercevoir les quelques mots :
« Car il n'y a aucun adieu envisageable. »
Y a-t-il seulement quelqu'un qui rêve ?
Levant ses yeux d'un bleu larmoyant, Naruto découvrit le monstrueux spectacle qui s'offrait à lui. Dans l'une des rues principale du village de la feuille, la joie avait disparut du décor si serein d'autrefois... Les corps sans vie l'avaient macabrement remplacé. Des corps de frères d'arme, de femmes aux visages figés, d'enfant baignant de sang, de restes d'hommes. Il n'y avait plus aucune couleur chantante, juste du sang, encore du sang... Et la pluie tentant en vain de laver le pêcher des hommes.
Une larme s'échappa des yeux clairs du héro de Konoha.
-Naruto ! Hurla son compagnon d'arme.
D'un revers de main, il effaça les traces de son désarroi... Il n'avait pas le droit de flancher. Des milliers de vies, celles des habitants de son village étaient entre ses mains. Il se devait d'être fort, il fallait bien que quelqu'un relève la tête dans les moments douloureux, il fallait bien qu'il survive même s'il ne le désirait plus... Et puis, il ne pouvait partir en la laissant seule ici. Car il savait qu'elle avait dut traverser des épreuves bien pire que lui. Car le métier de medic-nin était bien plus horrible que celui de shinobi. Car lui, c'était les ennemis, les pions tout comme lui qui flanchaient sous sa lame, elle c'était les innocents qui fuyaient sous la paume de ses mains jointes.
Oui, s'il devait continuer, c'était pour elle avant tout.
-Naruto, il nous faut nous séparer ! Reprit Saï. Je suis convoqué chez les racines, je suis navré mais je dois obéir aux ordres avant tout.
Posant une main sur son épaule, Naruto lui sourit tranquillement. Pourquoi lui en voudrait-il ? Saï était un pion, lui aussi. Il ne faisait que jouer son rôle de petit soldat bien obéissant, tout comme lui-même le faisait dans ce décor cauchemardesque. Comprenant le message, le jeune homme sans identité partit à son tour accomplir son destin... Laissant derrière lui un Naruto détruit, un Naruto seul face à l'abominable vision qu'il se devait de contempler.
Avançant lentement parmi la foule dénuée de vie, l'Uzumaki rêvait d'un décor splendide. Il imaginait des enfants courant dans les allés illuminées de gaité, bousculant les passants amusés... Enfants naïf, enfants innocents. Il voyait un soleil splendide rayonné sur les collines vertes de Konoha. Les longues plaines teintées d'orange, de jaune où Sakura et lui serait allongées. Discutant tranquillement des jours heureux, un sourire peint leur visage encore radieux. Et leurs rires s'élèveraient hauts dans les cieux bleus...
Levant les yeux, Naruto aperçut une forme aux reflets roses tressaillir. Et le rêve se brisa en un instant. Sakura. Et il courut, et il vola vers elle. Traversant les corps étendus, délaissant les traits figés de ses victimes innocentes gisant à ses pieds, du sang dans lequel il marchait, par lequel il s'éclaboussait. Et son c½ur battant, fort si fort, il entendait vivement sa peur, son tressaillement.
Arrivée à elle, sa frayeur s'envola l'espace d'un instant pour laisser place à un intense sentiment d'amour pour le petit bout de femme qui pleurait sous lui, les tressaus de son chagrin agitant tout son corps, ses fines mains imbibés de vermillon plaqué contre son visage décomposé. Se mettant à hauteur de la jeune femme, il caressa affectueusement les cheveux souillés d'écarlate de sa si courageuse coéquipière. Et quand elle leva ses yeux émeraude, Naruto aperçut la pire vision qui exista en ce monde : l'image d'un ange déchut. Car l'étincelle dans les yeux menthe de Sakura s'était éteinte et pour toujours...
Se pressant contre le grand torse du jeune homme, Sakura chuchota la voix coupée de sanglot :
-Na-Naruto...
-Je suis là Sakura, c'est finit. Mentit tendrement le blond.
-Mo-Mort... Il est mort.
-Qui est mort ?
Et tournant le regard vers le cadavre sur lequel la jeune Haruno sanglotait, le Jinchuriki écarquilla les yeux d'effrois. Et les larmes se remirent silencieusement à couler sur ses joues parsemées de sang. Ses rêves à jamais envolés, à jamais taché de carmin.
Konohamaru.
Et un cri fendit l'air.
Et toi si tu m'entends, sache que moi non plus je n'veux pas oublier.
Marchant parmi le sang, tuant dans le sang, souriant taché de sang. Sang innocent, sang pure, sang de frère lointain, de combattant au courage sans fin. Konoha lançait enfin une offensive dirigée. Le but ? Tuer le dirigeant de l'opération ennemi. Etant celui qui avait organisé l'attaque, cela faisait de lui l'ennemi numéro un. Sasuke Uchiha avait encore une fois le mauvais rôle de l'histoire. Mais comment dénigrer ce propos ? S'il avait seulement avoué la vérité sur le sacrifice de son frère tant aimé, personne n'aurait comprit en quoi ces innocents étaient coupables de man½uvres orchestrés par les dirigeants du village de la feuille... Et pourtant le moyen le plus sure d'atteindre les hauts placés était de s'en prendre au peuple. Il voulait faire naître en eux la souffrance, la peur... Et alors seulement il serait satisfait.
-Sasuke, vat-en ! Hurla Suigetsu, le sabre au point soutenant du regard les centaines de ninjas de la feuille rongés par la colère. Ecoute, on n'a pas le temps de discuter. T'es le chef, tu dois être mis en sécurité. Karin t'accompagne, t'aura besoin de sa maitrise de chakra. Si tu meurs, cette opération n'a plus aucun sens.
-Si je pars, vous n'aurez aucune chance, affirma le descendant Uchiha.
-Eh ! Protesta le poisson, avec Juugo, on est plus fort qu'aucun d'entre eux ! Pas vrai Juugo ?
-Il me faut avouer que pour une fois Suigetsu a raison.
-Bien, conclu le brun. Faites attention.
-Suigetsu... Avança Karin.
- Karin, ce n'est pas le moment de faire du sentiment. Aide plutôt Sasuke. La coupa le jeune homme.
Et courant parmi le sang, fuyant dans le sang, Karin et Sasuke entendirent les bruits d'un combat mortel s'élever dans les airs. Priant intérieurement, l'Uchiha se demanda si Dieu serait capable de faire payer sa faute à ses coéquipiers. Il entendait distinctement sa coéquipière pleurer silencieusement derrière lui... Et il savait qu'elle aussi avait comprit que Suigetsu et Juugo n'avait aucune chance de s'en sortir indemne, pas contre des centaines de membre de la racine. Danzou avait enfin pris peur alors il envoyait ses obéissants soldats se faire tuer, car ils avaient si bien étaient formatés les shinobis de Konoha... Et au plus profond de lui-même il savait.... Les premiers sacrifiés seraient Juugo et Suigetsu.
Konoha si fière, Konoha pourrit jusqu'à la moelle... Elle n'était pourtant que la funeste représentation d'un monde damné à jamais. Les petits tombaient pour les grands, c'était ainsi et ce le sera toujours. Il fallait bien du bétail à sacrifié, car une guerre n'atteint jamais les dirigeants, elle atteint le peuple avant tout. Sasuke le savait mieux que quiconque, son propre frère avait était l'exemple parfait de la corruption du monde des ninjas... De la trahison du village caché de la feuille.
Et ça, il ne l'oublierait jamais.
Il n'oublierait jamais qu'il avait manipulé par les dirigeants, qu'il n'avait été qu'un pantin, qu'un pion parmi leur si vaste jeu. Mais Sasuke n'avait pas comprit qu'encore une fois il faisait fausse route, qu'encore une fois sa vengeance était corrompus, que sa traitresse amie ne le côtoyait que parce que Uchiha Madara le voulait bien. Car Sasuke Uchiha était le plus docile des pions qui soit.
Se dirigeant lentement vers la destruction, Sasuke ne s'attendait pas à devoir affronter le fantôme de son passé, à devoir de nouveau joué le rôle si saillant du traitre, d'un traitre trahit par Konoha...
-Sasuke, je sens un puissant chakra... Celui d'un Jinchuriki.
Je n'veux pas oublier, qu'on est encore en vie.
Des milliers de souvenirs défilèrent dans son esprit en un instant. Il revit toutes leurs disputes, leurs chamailleries, leurs rires se mêlant au nuage. Il se souvint le jour de leur premier entrainement, de leur première compétition au pays de l'eau, leur première mission aussi... Les vies qu'ils avaient sauvés ensemble, le sourire chaleureux de leur coéquipière veillant tendrement sur eux... Des souvenirs si irréels aujourd'hui, sous cette pluie battante, parmi cette guerre...
-Sasuke ! Le réveilla sa coéquipière rousse. On fait quoi maintenant ?
-On y va. De toute façon nous n'aurons pas le temps de faire un détour.
-Mais le Jinchuriki va nous attaquer !
-Non, il n'en fera rien.
Car Naruto n'était pas un traitre, car Naruto ne trahirais jamais le serment muet d'une amitié qui n'avait pas besoin d'être prononcer. Mais l'amitié peut-elle résister à tout ? Peut-elle seulement vaincre la haine ?
La haine qui le consumait... Et au fond, tout au fond de son âme noircit par les flammes des ténèbres de la vengeance luisait une faible lumière, pure... L'étincelle d'espoir, celle de cette amitié, celle de la promesse de l'équipe 7...
« -Bien, aujourd'hui les enfants je vous avouerais que je n'ai pas vraiment envie de m'occuper de vous... Vous allez donc vous entrainez, seuls.
Silence. Au milieu du terrain 7, se tenait trois visages enfantins profondément interpelés par les dires de leur tendre récepteur. Face à eux se dressait fièrement le légendaire Kakashi Hatake, le célèbre ninja copieur au visage inconnus. Un maître vénérable, un maître si peu ponctuel qui les avait fait patienter plus d'une heure pour finalement leur signaler qu'ils allaient devoir se passer de lui.
Cette situation en était risible.
-Pardon Maître, je pense ne pas avoir bien comprit de quoi il s'agissait...
La seule membre de sexe féminin de l'équipe 7, la seule touche de délicatesse parmi ces mâles tentaient d'éclaircir une situation qui n'avait rien d'ardu à comprendre... Ou peut-elle espérait-elle seulement que ses oreilles avaient eut un léger disfonctionnement... Ses deux coéquipiers la regardèrent comme si elle était la Messie du nouveaux monde, car après tout qui dans l'équipe 7 pouvait poser avec tant d'innocence une question aussi stupide ? Certainement pas eux.
-Qu'est-ce qui t'échappe dans ce que j'ai dis Sakura ?
-C'est-à-dire que...
Continuer sur cette voix aurait été grotesque... Ils avaient tous les trois très bien comprit ce que Maître Kakashi avait dit. Du moins c'est ce que pensait le valeureux Naruto. Autant limiter les dégâts. C'est pourquoi, au grand damne de la timide demoiselle et du jeune Uchiha, le grand Uzumaki décida de prendre les choses en main et d'intervenir... une fois de plus de façon irréfléchie.
-Non mais c'est une blague ? Hurla l'intéressé, coupant sa camarade dans son élan de diplomatie. On vous attend pendant une plombe pour ça ? Vous êtes censé nous entrainer ! Espèce de Maître de pacotille ! Alors bouger un peu votre train et montrez-nous des techniques valables !
Et c'est ainsi, qu'après un sourire amusé de la part du ninja copieur, Kakashi se volatilisa et laissa ses trois élèves chéris seuls avec eux-mêmes. Et ce fut à cet instant précis que Naruto Uzumaki regretta de ne pas mettre plus souvent en pratique la fameuse expression : « tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler ». Car d'après le regard meurtrier que lui lançaient ses deux coéquipiers, la journée risquait d'être longue...
-Que ce soit clair Naruto, tu dis encore un mot, et tu finis à l'hôpital.
Sakura Haruno n'était pas seulement la seule membre de sexe féminin de l'équipe, non, elle était aussi la plus violente.
Et c'est ainsi que les trois enfants débutèrent leur entrainement. Naruto à l'extrémité nord, Sasuke à l'extrémité sud et Sakura entre les deux... L'équipe avait été constituée depuis trois mois que déjà on pouvait apercevoir une profonde complicité entre les coéquipiers. Perché sur son arbre, le fils du croc blanc de Konoha se demanda s'il n'avait pas été trop souple avec eux en ce qui concerne l'importance de l'entraide dans une équipe...
Soudain un hurlement se fit entendre.
Kakashi resta de marbre. Après tout, c'est dans les situations critiques qu'on évalue la fraternité d'une équipe.
Et c'était bien là une catastrophe de la plus haute envergure... La jeune Haruno, le petit bout de fille à protéger, venait d'hurler de toutes ses faibles forces. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, ses deux valeureux coéquipiers l'entourèrent près à combattre un dragon s'il le fallait.
-Qu'est-ce qui ne vas pas Sakura ? S'enquit le petit blond, affolé.
Eclatement en sanglots.
-Sakura ? Fit nerveusement le calme Uchiha.
-Je... Commença doucement la jeune fille. Je me suis coupé avec mon kunaï.
Longue plainte.
Ses deux coéquipiers se jetèrent un regard un biais... Et des rires amusés se mêlèrent aux sanglots de la jeune demoiselle. Les deux garçons se mirent alors à la hauteur de leur douce coéquipière qui sous le choc de la douleur s'était laissé glisser au sol. Naruto défit les bandelettes qu'il portait autour de la cuisse tandis que Sasuke tentait d'examiner le mal de la jeune fille. Puis ensemble, ils s'activèrent à soigner l'Haruno qui les regardait, le regard noyé de larme et d'amour... Et les plaintes se calmèrent pour finalement ne plus exister, sous les rires de ses compagnons, sous leur inquiétude, sous leur protection... Sakura était heureuse, ils étaient heureux.
-Dites, les garçons, demanda timidement Sakura une fois le drame passé, si on se faisait une promesse ?
-Une promesse ? S'enquit le blond perplexe.
-Oui... Promettez de toujours rester comme vous êtes. De ne jamais oubliez que nous sommes une équipe... Et une équipe ça se protège mutuellement !
-Faudrait-il encore que tu sois capable de nous protéger. Ajouta le brun.
-Sasuke ! S'offensa l'Uzumaki. Ne parle pas à Sakura-chan de la sorte ! Moi, je te promets de toujours te protéger Sakura-chan ! Et peut-être aussi l'autre idiot d'Uchiha...
Silence. Le jeune descendant Uchiha avait beau ne rien laisser paraitre, le regard insistant de ses coéquipiers le gênait fortement... Le pire était certainement qu'il ne pouvait pas partir à toute jambe pour tenter d'échapper à cette scène trop niaiseuse. Trop tard, il était cerné. Et deux choix s'offraient à lui : être fort et se taire... ou pas.
-Bien, bien ! Céda l'Uchiha. Je promets ... Mais sachez que je trouve cela idiot ! On est une équipe, c'est le fondement même que de se protéger les uns des autres.
-Et comment on fera alors si on est plus une équipe ? Questionna naïvement la douce Sakura.
-Sakura, on sera toujours une équipe ! Répondit le brun, agacé.
Et la journée se termina ainsi sous des éclats de rire, Kakashi du haut de son arbre souriait aussi... Non, eux, ils ne répéteraient pas les mêmes erreurs. »
Sauf que Kakashi avait eut tord, sauf que Sasuke avait mentit... Cela faisait trois ans déjà qu'ils n'étaient plus une équipe...
-Sasuke ? S'inquiéta Karin.
Et au milieu de l'anéantissement, il les vit.
En vie.
Qu'on a encore envie, que tout n'est pas fini.
Qu'ils étaient beaux, si pures. La haine ne les avait pas atteints, eux, non, ils restaient ceux qu'il avait connus... Si seulement ces larmes ne les avaient pas rattrapés, si seulement la mort ne les avait pas touchés. Anges déchus, il les avait détruits. Et tous deux, ils s'enlaçaient, tels deux bêtes perdus, tentant un vain de se réchauffé, tentant en vain de survivre là où il n'y avait aucun espoir de reconstruction.
-Sasuke ?
Et la voix du héro blond retentit parmi les ténèbres de son c½ur. Qu'importe l'amour qu'il portait à son frère, au fond. Qu'importe la haine, la vengeance. Ils étaient en vie, et jamais, au grand jamais, Naruto ne pourra le haïr, car la haine n'atteint pas l'amitié éternelle... Malgré la rancune. Et les yeux clairs de l'ange le dévisagerai le scrutait à son tour, les yeux d'un vert pétillant, de cette femme qu'il avait promit de protéger... De cette femme qu'il avait détruite.
S'avançant de plus en plus prés, Sasuke ne souhaitait que leur contact. Et qu'importe la réaction de Karin... Ils avaient survécut, il y avait encore l'espoir. L'espoir qu'un jour ils ne fassent de nouveau plus qu'un, une équipe, une pensé... Un but. S'abaissant vers eux... Oh oui, ils étaient somptueux. Et ils lui souriaient. A ce moment là, il aurait put se damner de tant les aimer. Comme si toutes ces années de trahison n'étaient que du vent... Car après tout, ils étaient au-delàs de tout cela... Mais le seraient-il encore une fois qu'il leur aurait avoué que ce massacre, que leur destruction, il en était la cause ?
Et Sakura se détacha de Naruto pour se jeter dans ses bras, Naruto lui lança une accolade... Il n'avait même plus la force de les repoussé, de laisser une barrière entre leur amour et sa haine. Non, car aujourd'hui ils étaient là, car les larmes de son c½ur s'étaient faites silencieuse... Et la joie de l'espoir avait lui dans son c½ur si sombre...
Car tout n'était pas finit.
Ne laissons pas mourir ce feu dans nos veines, la vie mérite qu'on l'aime.
-Sasuke, Sasuke, c'est bien toi ? Gémit Sakura dans ses bras.
Et lentement il acquissa, la main de Naruto tout contre son épaule, cette fleur fragile dans ses bras... Il était enfin complet. Son c½ur rebattait à nouveaux tandis qu'à quelques mètres d'eux, Karin les admirait... Surprise certes, mais pourtant si heureuse de savoir qu'au fond son coéquipier tant chéri était autre chose que cet être froid ; que lui aussi, il pouvait aimer à son tour, qu'il en avait le droit...
-Mais que diable fais-tu ici ? Questionna son ami blond. Tu es venu défendre Konoha ?
La naïveté était si belle, l'innocence si douce. Savoir que Naruto avait toujours l'espoir d'un monde rose, d'un monde teinté de merveilles était une chose fantastique à percevoir. Savoir qu'il allait devoir briser ses rêves aux couleurs splendides en était d'autant plus affligeant... Par son silence, il aurait voulut lui faire comprendre, mais Naruto restait qu'il était... Pourtant dans ses bras il sentait bien Sakura se crisper, il sentait bien qu'elle, elle avait comprit. Qu'elle aussi n'avait pas changé.
Et se détachant, elle le jaugea, elle le jugea de ses yeux d'un vert clair. Et il vit la rancune prendre place dans son regard dont il ne connaissait que l'étincelle d'amour... Et les larmes coulèrent, inlassables, conséquence de sa trahison... Et elle recula, le visage ruisselant de larmes, le visage atrophié d'horreur. Tout ce qu'elle avait connus jusqu'ici n'était rien, car aujourd'hui elle comprit que l'un des deux êtres qu'elle aimait le plus au monde venait de la détruire.
Et il lut dans ses yeux, la seul chose qu'il aurait ne jamais vouloir voir un jour... « Ce qui me bouleverse ce n'est pas que tu m'aies mentit, c'est que désormais je ne pourrai plus te croire *»
-Oh mon dieu...
Les regards sont vides, les couleurs deviennent pâles.
-Sakura...
Non, non, non... Plus sa voix, plus son visage, plus son odeur... Se refugiant près de Naruto elle tentait en vain de fuir une réalité au quelle elle n'arrivait pas à faire face. Malgré toutes ses vies qui avaient glissé sous ses doigts, malgré tous les visages qui s'étaient éteints sans qu'elle ne puisse rien faire, elle n'avait réussis à devenir assez forte pour encaisser le coup. Car là, c'était pire, bien pire... C'était lui, lui son ami, sa vie, qui l'avait détruis, maintes fois, encore et encore avec toujours une souffrance supplémentaire... Il avait mentit, il ne la protégeait plus... C'était désormais lui l'assaillant. Qu'était devenus Sasuke Uchiha ?
-Sakura, écoutes-moi je t'en pris.
-Vat-en, vat-en... Murmurait-elle détruite.
Levant la main pour l'effleurer, elle recula d'avantage. Oui, elle avait tant de rancune, mais le pire était certainement qu'elle n'arrivait pas à le haïr entièrement. Elle aurait voulus lui faire face avec rage et colère, lui expliquer courageusement le salaud qu'il était devenus... Elle aurait tant voulus le faire souffrir autant qu'il l'a faisait souffrir. Lui enfoncer à son tour cette lame aiguisé droit dans son c½ur de glace, lui prouver que ses actes ne le concernait pas que lui, qu'ils touchaient aussi les autres. Mais elle n'avait pas la force... Toutes ses belles paroles sur le courage n'était que du vent, elle n'arrivait même pas à le regarder... Qu'elle être pathétique elle était devenu.
-Sakura, qu'est-ce qui se passe ? Demanda le blond inquiet tandis qu'elle se refugiait dans le creux de ses bras.
-Naruto, laisse... Je t'en pris. Supplia le brun.
Continu ton rêve enchanté... Pensait-il au plus profond de son être.
-Mais que diable vous arrive-t-il ? Sakura, tu n'es pas heureuse de revoir Sasuke ?
Et comme la parole de trop, Sakura s'effondra en sanglot. Les mains accrochées contre Naruto qui l'entourait de ses puissant bras. Et elle s'y accrochait l'Haruno, elle s'accrochait à la vie. Tentant d'oublier, tentant de croire que ce n'était qu'un mirage... La mort semblait si douce à côté de cette vérité impardonnable.
Sasuke leva la main, voulant la poser sur le dos de sa coéquipière, lui dire que malgré tout... Il était le même.
-Je te préviens Sasuke, tu la touche, je te tue.
Et il sut... Naruto avait comprit. Depuis longtemps, si longtemps. Oh, qu'il était fort, qu'il l'avait sous-estimé. Oui, Naruto avait comprit bien avant Sakura... Mais lui, il avait réussis à croire encore au traitre. Il avait réussis à continué à espérer. Et les sanglots de leur coéquipière avaient réveillé en lui une réalité qu'il avait pourtant réussi à oublier...
Celle d'une équipe qui ne fera plus jamais un.
L'amour se lasse de n'être plus vital.
-Naruto... Susurra l'Uchiha.
-Non, Sasuke... C'est finit. Comment as-tu put nous faire ça ?
-Je suis désolé...
Et les sanglots doublèrent. La rancune s'amplifiait. Les regrets augmentaient... Avaient-ils seulement conscience de l'étendu de leur destruction ?
-Konoha, Sasuke ! Konoha ! Hurla alors le blond, les yeux larmoyant, remplis de rancune et d'amertume. Le village qu'on a toujours protégé ensemble, et tu l'attaque ! Ces vies qui ont coulés entre nos doigts y songes-tu seulement ? Alors ne t'excuse pas, tu ne prends même pas conscience de ce que tu viens de faire !
-Me prendrais-tu pour un idiot, Uzumaki ? Enragea l'Uchiha. Penses-tu vraiment que je ne songe pas à ce que je viens de faire ? Que vos vies que j'ai détruites m'importent si peu ? J'ai tout perdus avant toi, tout ! Konoha n'est pas ce que tu vois, ce plus ce que tu crois ! Konoha est plus traite que je ne le suis ! C'est elle qui m'a fait tuer mon frère, c'est elle qui m'a fait le haïr ! Le haïr d'être un pion, le haïr de m'avoir épargné parce qu'il m'aimait !
-Crois-tu que je ne l'avais pas remarqué ? Que je n'avais pas vus tous ces ninjas qui mourraient, tous ces soldats si parfaitement élever à devenir de parfait pion ? Je ne suis pas aussi stupide que tu le pense, j'avais constaté les ravages de l'envie de la puissance bien avant que tu ne découvre la funèbre vérité qui entourait ton frère ! Mais est-ce une raison pour laisser mourir tous ces innocents ? Tout ce peuple pour lequel tant de nos frère ont donné leurs vies ? Je ne me bats pas pour les dirigeants, je me bats pour sauver des vies de civils qui n'ont jamais rien demandé.
-Alors tu préfère faire semblant de ne rien voir ? Lança le brun, plus calmement, comme choquer par ses propos. Tu préfères continuer à joué le rôle de pion parfaitement obéissant ?
-Oui, je ferme les yeux... Répondis le Jinchuriki. J'en ai assez de me battre contre le vent, j'en ai assez d'affronter le soleil.
-Naruto... Fit la jeune Haruno, levant la tête vers son tendre coéquipier qui lui sourit tendrement, une main sur sa joue essuyant les traces de son désarroi.
-Je suis navré Sakura, je ne suis pas si fort, si invincible que tu sembles le croire.
Naruto Uzumaki était un Jinchuriki qui avait été considéré comme un monstre pendant de longues années. Il avait vaincus la haine que les villageois lui portaient, la crainte de Sakura à son égard. Et il avait gagné l'estime d'une équipe... Et plus les étapes se dressaient devant lui, plus ils les faisaient tomber une à une. Naruto sauva le village de la feuille maintes fois, et peu à peu, ces villageois qui avant le haïssait tant commencèrent doucement à l'admirer... Et un jour, il devint le héro de Konoha. Il avait vaincu Pein, un des membres les plus puissants de l'Akatsuki, il avait réussis à réaliser son rêve... « Un jour, je leur montrerais que je suis quelqu'un ». Oui, il était devenu quelqu'un...
Mais en retour, Naruto Uzumaki avait perdu quelque chose... Il avait dut abandonner son innocence, sa naïveté. Il avait comprit depuis quelques temps déjà qu'il n'était qu'un pion que les dirigeants manipulait avec zèle. Lui qu'on avait tenté de protégé, lui que son père avait voulu éloigner, que son maître Jiraya avait formé loin de toutes ces manipulations, que Tsunade avait tenté de faire échapper aux griffes conseil... Il n'avait été qu'un parfait idiot. Il avait crut pouvoir être plus fort que tout le monde ... Que son sens de la justice aurait toujours le dessus. Et il avait eut tord. Tout le monde l'avait tant acclamé suite à son combat contre Pein, ce qu'ils n'avaient pas comprit était que le réel héro de l'histoire ce n'était pas lui... Non, c'était Nagato. Lui, n'avait fait qu'obéir aux ordres de sa conscience, lui qui n'avait fait que reproduire le modèle de ce à quoi il était voué... Etre une arme défensive. Et ce fut Nagato qui lui fit comprendre...
Et à partir de ce jour là, Naruto Uzumaki sut qu'il n'était pas un héro mais juste une arme parfaitement obéissante. Et à partir de ce jour là, Naruto Uzumaki se promit de ne plus jamais tenté de vaincre ce qui était bien supérieur à lui. Si être un parfait pion pouvait sauver des vies, protéger sa coéquipière, alors il serait le plus docile de tous, le plus puissant de tous.
Car Naruto n'était pas un héro, il était un homme avant tout.
-Si, appuya l'Uchiha, tu es notre pilier... Et rien d'autre n'a d'importance. Sans toi Naruto, nos vies n'ont aucun sens à Sakura et à moi. Tu le sais. Et nous, nous savons que tu peux vaincre la haine, tu peux cacher l'amour. Et qu'importe si je péris aujourd'hui en affrontant Danzo, je veux croire qu'il y a de l'espoir, qu'un jour les chaines qui nous lie se briseront. Car je veux devenir comme toi, comme ce Naruto Uzumaki que j'ai tant de fois haït d'être ce que je ne serais jamais : être libre. Tu n'es pas une arme dans la main des dirigeants, tu n'es pas influençable toi, non. Tu voles plus haut qu'aucun de nous, tu peux atteindre les nuages en un sourire. Car Naruto, tu n'es pas un héro... Non, tu es bien plus.
Dans l'indifférence, je sens que se meurt, l'étincelle qui animait nos c½urs.
Ce jour là, Konoha connut la plus grande attaque à son encontre de toute son Histoire. Ce jour là, en vingt-quatre courtes heures plus d'un tiers des habitants du village de la feuille perdirent la vie... La moitié était des shinoshi.
Le sang des frères qui avaient coulés ne fut jamais pardonné... Et tout combattant de ce funèbre jour n'oublia jamais... Jamais les cris que s'était soudain élevés sous les effluves d'eau que le Ciel leur envoyait, le trop de sang qui avait coulé. Dire qu'ils s'en étaient remis n'était que mensonge, car il était impossible de se reconstruire quand on avait assisté à l'un des pires massacres de l'histoire des ninjas.
Car oui, c'était bien là un massacre, les villageois n'était que du pâturage envoyé par les puissances effrayées... Une guerre qui opposait la vile Konoha au funèbre Akatsuki. Des centaines d'héro marquèrent ces heures de désarrois, certains furent oublié, d'autre furent marqué de sang... Leur nom à jamais peint de gloire.
Naruto Uzumaki et Sasuke Uchiha furent parmi eux.
L'Histoire ne relate que mal ce qu'il s'est réellement passé, là parmi le sang et la guerre. L'Histoire ne peut expliquer comment et pourquoi Naruto se sacrifia, pourquoi il donna sa vie pour que Sasuke Uchiha accomplisse son destin en tuant Danzo et en y laissant la vie. Elle ne relata jamais le courage sans fin de cette shinobi trop longtemps mise de côté, cette Karin dont le temps avait finit par effacé le nom. L'Histoire ne dit jamais en quoi Sakura Haruno avait été l'élément déterminant parmi tout ce sang, pourquoi c'est elle qui aujourd'hui a prit la tête de Racine et qui donne enfin des sentiments à des ninjas qui sont hommes avant toute chose. Non, car l'Histoire est ignorante, l'Histoire ne peut accepter ce qui la dépasse... Elle ne peut comprendre en quoi l'équipe 7 fut bien plus qu'un héro ce jour là.
***
-Non, mais ce n'est pas possible ! Eclata une voix furieuse. Les enfants, je vous ais répété des centaines de fois d'arrêter d'entrer dans cette chambre ! Vous avez un quartier entier pour vous défouler et c'est ici qu'il faut que vous fassiez des cochonneries ? Je vous préviens, si je vois encore un seul d'entre vous n'oser mettre ne fusse qu'un doigt de pieds ici, je demanderai à Lee de vous prendre une semaine entière ! Me suis-je bien faite comprendre ?
-Oui Sakura-onii-san répondirent les cinq enfants en c½ur.
-Bien... Vous pouvez allez rejoindre les autres dehors, et ne faites pas de sottises !
Les cinq délinquants juvéniles partirent aussi vite que possible... Sakura savait se montrait sévère quand il le fallait, et ne manquait jamais une occasion pour leur faire comprendre combien cela l'horripilait quand ils désobéissaient... Raison de plus quand cela touchait la chambre « sacrée » comme ils l'avaient surnommé.
Usui, Raiu, Seth, Niko et Hikari étaient les cinq orphelins de guerre que Sakura Haruno avait adoptée suite à sa nomination au poste de chef de la Racine. Quand Tsunade lui avait proposé cette place pour « offrir à Konoha autre chose que des pantins sans sentiments », elle s'était promis de rester aussi humaine que possible, de ne jamais devenir une de ces dirigeantes qui sacrifient pour le pouvoir. Alors ces enfants avaient pris une autre dimension de sa vie, ils en étaient devenus le sens. Suite à la mort de ses coéquipiers, elle avait toujours sut rester fière et droite, rester cette femme au caractère puissant qu'elle avait toujours été... Le peuple avait besoin d'appuis qui ne flancheraient pas, elle s'était promis d'être de ceux-ci. Mais en silence, dans les quartiers Uchiha où elle avait emménagé après l'attaque de Konoha, elle pleurait, elle hurlait et doucement elle sombrait dans l'indifférence, doucement elle fermait les yeux à la vie... Alors après un an de souffrance muette, elle avait accepté de devenir dirigeante et mère d'enfants qui comme elle avait tout perdus ce sombre jour.
Certains amis survivants l'avait suivit dans sa voix et avaient eux aussi décidés de croquer un morceau de bonheur et de tenté de doucement de relever la tête. La jeune Moji fut la première, une brave gamine qui avait admirablement sut encaisser la mort de Konohamaru. Aujourd'hui du haut de ses vingt ans, elle était devenu le modèle de courage d'un peuple à jamais atteint, elle qui avait parfaitement à réussit malgré tous ces sanglants souvenirs... Aussi bien au niveau personnel que professionnelle. Elle était devenue le bras droit de l'Haruno ainsi qu'une de ses proches amis. Elle vivait dans le quartier Uchiha, comme tous les orphelins, avec son jeune frère et venait de se fiancer avec Lee Rock.
Regardant à travers la fenêtre, Sakura se demande si le quartier Uchiha avait déjà resplendit de tant de joie et d'insouciance. Si malgré la colère et la rancune des membres du clan, il y a avait eut un peu de naïveté... Si Sasuke avait un jour fait partit de ces enfants qui riaient aux éclats. Et la seule réponse qui s'imposa à son esprit fut oui. Car Sasuke était un homme, et il l'avait bien prouvé ce jour-là.
« -Sasuke, on doit partir ! Fit Nerveusement Karin. Des dizaines de ninjas avec un chakra important viennent dans notre direction... Ils seront là dans quelques minutes.
-Bien... Nous sommes ainsi donc contrains de les affronter. Fuir ne servira à rien d'autre qu'à retarder l'inévitable.
Ils n'avaient aucune chance de survis. Naruto les connaissait ces ninjas, c'étaient des racines. L'élite des racines qui plus est. Et si Sasuke voulait avoir une chance d'affronter Danzo et de mettre une fois pour toute un terme à cet affrontement, il se devait de garder le peu de chakra qui lui restait. Il fallait donc quelqu'un pour rester ici et retenir les shinobis qui arrivaient.
-Vat-en Sasuke, je m'occuperais des Racines. Toi, tu as une mission à accomplir.
Et en un instant tout se figea. Sasuke et Karin d'un côté, le regard l'instant d'avant plein de détermination et maintenant remplit de frayeur. Sakura et Naruto de l'autre, l'Uzumaki avait le dos droit, la tête haute, il était fier... Il allait enfin donner un sens à sa vie. Sakura, quand à elle, restait accrochée à lui... Elle savait que c'était la seule échappatoire à sombre ce massacre...
-Naruto, fit l'Uchiha en un froncement de sourcil, tu sais que tu vas mourir si tu les affrontes seul ?
-Je le sais.
-Et Sakura, y penses-tu seulement ?
-Sakura est plus forte que tu ne le penses, elle saura se remettre de tout cela.
- Je refuse que tu te sacrifies pour ma vengeance, Naruto !
-Crois-tu que je le fais seulement pour toi ? Je le fais pour stopper cette guerre, je le fais pour sauver Konoha. Danzou est l'élément déterminant, c'est lui qui fait nuire notre village, qui tient les membres du conseil dans le creux de sa main. Sans lui, tant de vie serait saines et sauves. Tu m'as ouvert les yeux, mon frère. Je comprends aujourd'hui qu'on peut changer les choses, et je veux contribuer à la renaissance d'un monde où enfin on pourra choisir, un monde où enfin nous serons libres. Et qu'importe si je ne suis plus là pour le voir.
-Tu sais pourtant que si ce n'est plus Danzo qui nuit, ce sera l'Akatsuki qui détruira Konoha !
-Non, intervint Sakura, je vais m'occuper de réunir un maximum de juunin, anbu et membres de la racine que j'arrivais à rallier à ma cause, pour aller les affronter. Ensemble, nous ne parviendrons peut-être pas à les vaincre, mais tout du moins à les affaiblir suffisamment pour les empêcher d'agir pendant un certain temps. Le temps qui nous, nous reprenions des forces.
Sasuke les regarda. Ils semblaient si déterminer à vouloir gagner contre les forces. Rien n'avait changé, ils étaient toujours les mêmes... Si beaux, guerriers au courage sans fin. Eux qui donneraient leurs vies pour Konoha. Mais comment accepter de les voir pour la dernière fois ? Comment dire adieu à une partie de lui-même ? Son ami, son frère se sacrifiait pour lui, la femme qu'il avait toujours promis de protéger, qu'il avait toujours promis d'aimer, allait partir vers un combat qui était si dure à affronter pour elle. Et son c½ur saignait de comprendre que c'était là la dernière fois qu'il admirait leurs doux sourires, leurs splendides visages.
-Merci.
Sasuke Uchiha n'avait jamais sut exprimer ses sentiments, et ses coéquipiers le savait mieux que quiconque. Ce merci ne représentait peut-être pour certains qu'un vague mot, mais pour eux il signifiait tout. Il disait l'amour, les regrets, tout sur ce qu'ils représentaient pour lui. Il ne les remerciait pas de se sacrifier pour qu'il accomplisse son destin, non, il les remercier de lui avoir apprit à vivre, d'avoir juste été là. De lui avoir transmit leur chaleur, de lui avoir permit de se reconstruire après la destruction de son clan.
Ils les aimaient, simplement.
***
Sasuke Uchiha et Naruto périrent ce jour là. Naruto réussit à vaincre tout les Racines mais même le chakra de Kyubi n'avait pas suffit, il en était mort d'épuisement. Le regard affrontant les nuages, il avait volé ce jour là, plus haut que les oiseaux, plus haut que les anges eux-mêmes. Sasuke, quand à lui s'était éteint après la mort de sa coéquipière rousse qui l'avait sauvé en s'interposant entre Danzou et lui. Il était partit avec le poison qui le consumait, allongé au côté du tyran qui baignait dans son sang. Il n'avait pas souffert, seul dans ce bâtiment humide, il avait même sourit en pensant que cette mort était bien douce pour un traitre comme lui.
Sakura Haruno avait réussit à réunir une centaine de shinobis de haut niveau pour aller affronter l'Akastuki dont une vingtaine de la racine. Trois quarts de ces ninjas ne survécurent pas, mais leur but fut atteint et Akatsuki disparu pour une vingtaine d'années. Saï mourut sur le champ de batail, dans les bras de Sakura qui lui murmurait des paroles vaines.
Et il souriait lui aussi... Il avait apprit à aimer. »
L'Haruno sortit alors de la chambre de Sasuke, elle s'exposa au soleil de ce jour splendide aux couleurs si vives. Elle s'approcha des parents qui regardaient les enfants jouer si tranquillement, si joyeusement. Les oiseaux chantant leurs douces mélodies, l'astre divin les éclairant généreusement, les arbres avaient pris vit sous les souffles du vent. Elle enlaça Choji et Hinata qui attendaient un heureux événement pour le mois de Décembre, sourit chaleureusement à Lee et Mogi qui se trouvait de l'autre côté du quartier, fit un signe de main à Shikamaru et son père et tranquillement elle discuta... Voilà tout ce qui restait d'une époque à jamais éteinte.
L'espoir.
Et dans la chambre d'enfance de Sasuke Uchiha, sur son lit parfaitement fait, reposait toujours le carnet à la couverture d'un rouge usé. Et à la dernière ligne de la dernière page, restait gravé les mots d'une coéquipière qui ne pourrait jamais oublier...
« Je vous ais aimé, vous aime et vous aimerais. C'est ainsi, je n'y peux rien. Car vous êtes mon sang et ma chair. »
« -Je t'en supplie Saï, aime-les pour moi là-haut... »
Moi non plus je n'veux pas oublier.Le Coup Du Filet
Ou
Comment Deux Kidnappeurs Kidnappent Un Kidnappeur Qui Les Avait Kidnappés
Kidnappeur n°1 : Uzumaki Naruto
Statut : Kidnappé Non d'un bol de ramen ! Quelqu'un pourrait-il m'expliquer pourquoi c'était toujours moi qui me retrouvais assommé puis attaché comme un vulgaire saucisson ? Bon d'accord, j'admettais qu'avec la force physique que j'avais il était normal qu'on s'attaquait à moi en premier vu que j'étais le plus fort. Mais bon ils auraient quand même put choisir une pièce plus luxueuse pour un prisonnier de mon rang. Il n'y avait aucun meuble, que se soit une commode en passant par une armoire pour finir par un lit. Bref rien de bien intéressant pour me sortir de là. En plus j'étais tout seul et mon ventre gargouillait.
Tout avait commencé cet après-midi, je venais de batailler pendant une heure avec mamie Tsunade pour ne pas avoir de mission durant une semaine. Je comptais mettre ce temps à profit pour m'entrainer avec l'Ermite pas net. En tout cas j'étais très satisfait de moi, réussir à avoir des jours de congés relevait de l'exploit. C'était donc avec un sourire jusqu'aux oreilles que je me dirigeais chez Ichiraku où j'espérai me faire inviter par Iruka sensei. Alors que j'apercevais l'enseigne de mon restaurant préféré, une ombre se glissa derrière moi. Aussi vif que l'éclaire je me retournais armé d'un kunaï, mais mon adversaire me colla son poing dans la figure. Déséquilibré je reculais et reçu un autre coup dans le ventre. Plié en deux j'eu à peine le temps d'entre apercevoir le visage furieux de Sakura, hurlant des obscénités, avant qu'on me couvrit la tête d'un sac de toile avec un énième coup sur la nuque en bonus.
La porte se mit à grincer, un rai de lumière s'infiltra dans la pièce pendant qu'on jetait quelqu'un à côté de moi. On lui retira le sac qu'elle avait sur la tête, dévoilant d'étrange et familier cheveux roses.
« Sakura... »
Kidnappeuse n°2 : Haruno Sakura
Statut : Cerveau en ébullition Alors là c'était le bouquet ! Et je ne parlais pas du minuscule bouquet qu'on offrait par politesse, je parlais du maxi bouquet style jardin qu'on offrait pour se faire pardonner. Dire que je venais de me faire battre par cette espèce de greluche rousse mal coiffé ! La prochaine fois que je la verrai je lui montrerai ma façon de penser sur le traitement des prisonniers. Bon j'aurai put tomber plus mal, par chance, ou malchance, je me trouvais avec Naruto. J'étais plutôt mal barré car vu depuis le temps où il était sans surveillance, il aurait déjà du se faire la malle.
« Sakura... comme je suis content de te voir ! s'exclama Naruto.
-Boucle –la, grognais-je, aide-moi plutôt à me détacher. »
Nous nous collâmes dos contre dos, ce qui était parfaitement logique vu que nos mains étaient attachées dans nos dos. Comme quoi je savais réfléchir.
« Je dois faire quoi ? me demanda-t-il.
-Suis exactement ce que je vais te dire. »
Et je lui expliquais notre plan d'évasion, vu qu'à l'évidence il n'en avait pas et que de nous deux c'était moi le cerveau.
Faut dire que sur le coup je n'avais pas assurée. Comme quasiment tous les jours, je parcourais Konoha de long en large à la recherche de Naruto pour l'obliger à venir à ses cours de rééducation. Depuis deux mois il était forcé d'en suivre à cause de son nouveau rasengan Futon-shuriken qui lui avait fissuré le radius. Après l'avoir chercher pendant quinze minutes il fallait dire que j'étais sacrément remontée contre lui. C'était donc ivre de colère que je me dirigeais chez Ichiraku, là où j'étais persuadée de le trouver ou si ce n'était pas le cas j'étais prête à faire un siège jusqu'à ce qu'il arrive. Bon je l'avoue, je m'étais préparé à le trouver dans toutes sortes de situation inimaginables : en train de sortir d'une maison en flammes un bébé dans les bras, ou encore en train de se faire poursuivre par Tsunade dans tout le village portant ses vêtements d'Hokage. Mais rien ne m'attendais à un tel spectacle : Naruto en train de se faire agresser par une créature rousse.
« Hey ! sale peste ! » hurlais-je.
La chose me jeta un regard et s'empressa de couvrir la tête de Naruto, lui donnant un coup de coude à la nuque.
« Retouche-le encore une fois et je te refais le portrait !
-Tu crois ça ? » me lança une voix ironique dans le dos.
Je sursautais, je n'avais pas besoin de me retourner pour savoir à qui appartenait cette voix.
« Sasuke Uchiwa, grinçais-je.
-Sakura Haruno, dit-il d'un ton sarcastique.
-Qu'est-ce que tu veux ?
-Toi.
-Hn ?!
-Tu m'as piqué ma réplique là.
-Hn ?! »
Cette fois-ci je m'étais retourné pour lui faire face les poings sur les hanches. Il n'avait pas changé, quoi qu'il fût plus grand.
« Mais qu'est-ce que tu me blablates encore ?
-Ne fait pas la difficile, au contraire tu devrais être flattée, me dit Sasuke en posant ses mains sur mes épaules.
-Enlève tes pattes de là ! grognais-je.
-C'est vrai, c'était soit Ino, soit toi, alors...
-Mais bon sang tu vas enfin me dire de quoi tu me parles ?
-En gros je te prends comme femme », m'avoua-t-il en jouant distraitement avec une mèche de mes cheveux.
S'il ne me tenait pas je crois que je serai tombé dans les vapes.
« Devenir quoi ? rageais-je.
-Ma femme, ma compagne, mon épouse, celle qui partagera ma vie, mon lit, qui me fera à manger... bref je t'expliquerai tout plus tard. »
Sur ce son pouce s'enfonça fortement sur ma nuque et cette fois-ci je tombais dans les pommes.
Kidnappeur n°3 : Uchiwa Sasuke
Statut : Blasé Tout c'était parfaitement déroulé : j'avais récupéré Naruto, le sauvant des projets néfastes de l'Akatsuki et j'avais trouvé la femme semi-idéale en Sakura, il ne restait plus qu'à croiser les doigts pour que nos enfants n'héritent pas de son caractère de cochon. Oh et puis tout cela était parfaitement ridicule ! Avoir des enfants avec Sakura... je devais avoir un sérieux problème pour avoir pensé ça. Bon qu'est-ce que j'allais bien pouvoir faire d'eux ? Franchement, je n'allais pas les garder prisonnier indéfiniment et puis ils finiraient bien par s'enfuir après tout c'étaient des ninjas, des ninjas inférieurs à moi mais des ninjas quand même.
« Ah, tu es là Sasuke. »
Je grimaçais.
« Sasuke ? »
Je détestais la vois de crécelle de Karin. Allez savoir quelle folie m'avais prit de l'engager dans mon équipe. J'aurai dut sentir que quelque chose clochait lorsqu'elle avait viré Suigetsu pour battre de manière agaçante des cils. Pourquoi les filles s'intéressaient autant à moi ? Je la détestais. Je détestais ses grands yeux verts émeraude, ses cheveux stupidement rose comme les fleurs de l'arbre dont elle tenait le nom, sa fine bouche en c½ur, ses joues qui ne rougissaient plus en croisant mon regard. Oh oui je la détestais...
« Sakura ? dis-je sans m'en rendre compte.
-Quoi ? me demanda Karin en s'écartant, car elle s'était sournoisement glissé à mes côtés sur le canapé.
-Où sont Sakura et Naruto ? »
Bon comme rattrapage de gaffes on avait vu mieux.
« Là où tu m'as dit de les mettre.
-Ne me dit pas qu'ils sont ensemble ?
-Bàh ouais, Juugo à transformé la chambre d'ami en refuge pour animaux, donc j'avais pas trop le choix.
-Tu les as collé tous les deux à la cave ? »
Elle fronça les sourcils. Oh bordel !
« Karin, dis-je sentant que ma patience atteignait sa limite.
-Pas tout à fait, avoua-t-elle d'une voix hésitante. Il se trouve que Suigetsu a dans l'idée d'aménager une piscine dans la cave, donc j'avais pas trop le choix.
-Karin, c'est la dernière fois que je te pose la question : où sont-ils ?
-Dans la buanderie désaffectée. »
Parfois je me demandais vraiment si je n'étais pas entouré d'incapables. Les trois-quarts du temps leur attitude ne correspondait pas aux informations que Kabuto avait réunies sur eux. Par exemple si j'avais sut que Karin était du genre rousse écervelée au lieu d'être une scientifique hors paire ; que Suigetsu était réellement un homme-poisson, cette remarque s'appliquait aussi à sa mémoire, au lieu d'être un assassin sans pitié ; que Juugo était un amoureux des animaux, au point de faire gaffe à ne surtout pas écraser une fourmi en sa présence, moi qui pensais que c'était juste un grand psychopathe ! La prochaine fois que je verrai Kabuto je lui ferai sa fête. Et dire que j'avais osé traiter l'équipe de Naruto, Sakura, le bouche-trou et ce type en carton, de « bras-cassé ». Ah ! S'ils voyaient la mienne, d'équipe, je ferai moins le malin. Bon sang ! Je croyais réussir quelque chose de concret avec les autres qui me servaient de coéquipiers mais à par avoir servis d'appâts, ils m'étaient inutiles. Je poussais la porte de la buanderie désaffectée, on ne s'en servait plus vu que Juugo avait fait un élevage illégal, illégal vu que je lui avais défendu, de rats. Je lâchais un juron avant même que Karin n'alluma la lumière. Car à travers l'obscurité je devinais l'absence de présence de mes deux prisonniers, seules demeuraient les cordes qui les avaient attachées sur le sol.
Kidnappeur n°1 : Uzumaki Naruto
Statut : Apprenti dresseur d'animaux Sakura était vachement douée, en l'espace de trois minutes elle avait coupé les cordes qui ne retenaient prisonniers et crocheté une porte. Et tout cela sans les pieds. Non, je plaisantais, ce que je voulais dire c'était qu'elle avait tout ça sans utiliser d'objet à par son cerveau et son chakra. Tiens, je ferai mieux de me méfier, avec une technique de ce genre Sakura pouvait entrer n'importe tout et donc c'était possible qu'elle rentre dans mon propre appartement. Ah je bénirai le jour où je retrouverai Sakura en train de fouiller dans mon tiroir et moi j'apparaitrai à peine vêtu d'une serviette à la taille, de l'eau sur le torse, car bien évidemment je sortirai de la douche. Et là je...
« Aie ! me plaignis-je.
-Tu n'étais pas concentré », me dit Sakura en me montrant son poing.
Je soupirai. Sakura avait refusé de quitter les lieux sans avoir pulvérisé tout le monde, pardon, sans avoir réglé ses comptes avec la jeune fille rousse et rendu à Sasuke la monnaie de sa pièce, en gros le ramener à Konoha, quitte à le kidnapper à son tour. Par conséquent nous étions en train de fouiller le premier étage de la maison. Les chambres se ressemblaient quasiment toutes excepté dans une où il n'y avait pas de lit mais un aquarium géant. J'ouvris la dernière porte alors que Sakura vérifiait la salle de bain. A peine la porte fut-elle ouverte, qu'un truc plein de plume me sauta dessus en croassant.
« Arrrgghhh !
-Couches-toi ! » m'ordonna Sakura.
Comme toujours c'était plus facile à dire qu'à faire, le volatile me mordit le nez, enfonçant un peu plus ses serres dans mes joues.
« Il m'a mordu ! »
Les mains de Sakura s'emparèrent de l'oiseau, il y eu un désagréable craquement et le corbeau tomba sur la moquette, mort. Ce n'était qu'une piètre satisfaction face à ce qui nous attendait. Un troupeau d'écureuils, de lapins, de moineaux, de batraciens, de reptiles, de chats et de plein d'autres espèces que je ne pris pas le compte d'identifier car d'un même mouvement ils se jetèrent sur nous. Le cri suraigu et affolé de Sakura raisonna. Ce n'était plus qu'une question de temps avant que quelqu'un ne déboule. Paniqué, j'avisais notre seule issue.
« Cours ! » lui dis-je, la débarrassant d'un crapaud qu'elle avait sur l'épaule.
Sakura se dirigea vers la porte.
« Pas par là ! »
Trop tard. Déjà des bruits de pas sur l'escalier se faisaient entendre. Je lui pris la main et l'entrainais vers la fenêtre, donnant un coup de pied à un lapin au passage.
« Naruto... non... Naruto !! »
Le verre explosa.
Kidnappeuse n°2 : Haruno Sakura
Statut : Briseuse de nez professionnelle Mon plan était parfait mais c'était sans compter sur la chance de Naruto. Il avait fallut que cet imbécile ouvre comme par hasard la seule pièce reconvertie en animalerie. Parfois je me demandais s'il le faisait vraiment exprès ou s'il avait tout simplement la poisse. Bref mon plan avait tout bêtement volé en éclat, en même temps que cette fenêtre quand Naruto avait eu l'illumination de la traverser. Franchement comme échappatoire on avait vu mieux.
Nous atterrîmes pour ainsi dire durement sur l'herbe. J'avais mal de partout, chaque parcelle de mon précieux corps me faisait souffrir et pour couronner le tout des bouts de verres c'étaient incrustés dans mes avant-bras. Alors que je m'évertuerais à essayer de me soigner plus ou moins correctement, des bruits de pas feutrés me déconcentrèrent. En un temps record, Naruto avait bondit sur ses pieds et invoqué un shuriken géant. Je rageais, il était capable d'invoquer des armes mais incapable de se libérer quand deux misérables cordes le retenaient prisonnier. Alors à mon tour je me levais, mon chakra se plaça instantanément dans mon membre favori. Mon poing irradiait à mesure que ma colère me dévorait.
« Sakura ?
-Sakura ? »
Je m'arrêtais de penser. Il y avait deux personnes qui venaient de m'appeler. Naruto et... Sasuke. Je daignais le regarder, croiser ses yeux noirs profonds, admirer les reflets bleutés de ses cheveux, me souvenir de l'éclat quasiment parfait de sa peau. Je le détestais, comment avait-il osé rejoindre Orochimaru, m'abandonner en pleine nuit sur un banc, blesser mortellement Naruto, et se balader avec cette binoclarde de rousse ?
« Alors là ! » explosais-je.
Je courus vers eux. Le choc eut lieu. Le sang gicla.
« Karin !
-Et ouais mon pote, j'viens de lui briser le nez à ta copine », m'exclamais-je.
Kidnappeur n°3 : Uchiwa Sasuke
Statut : Kidnappé J'étais tout ce qu'il y avait de plus surprit. Si on m'avait dit un jour que la pleurnicharde au large front deviendrait une jeune fille barbare j'aurai mangé autant de ramen que Naruto. En tout cas le moins que je pouvais dire c'était que la Sakura qui se tenait devant moi n'avait rien en commun avec la Sakura que je connaissais, les cheveux rose et les yeux verts mis à part. Karin s'écroula à mes pieds, sa main plaquée sur son nez brisé, empêchant momentanément le sang de couler.
« Je t'avais dit que j'avais un compte à régler avec toi, sale peste ! » cracha Sakura.
Elle avait ponctué chaque mot en donnant un coup de pied dans les côtes de Karin.
« Si jamais tu oses retoucher à Naruto ou à moi avec tes sales pates, je te jure que je te les brise !
Naruto l'entraina à l'écart. Je ne fis rien pour aider Karin, je savais qu'elle pourrait se débrouiller sans moi, elle était ninja-médecin après tout.
« Toi ! » m'apostropha soudainement la voix dure de Sakura.
Je fis un imperceptible mouvement de la tête signifiant que je lui portais mon attention. Un sourire féroce se dessina sur ses lèvres.
« J'ai aussi un compte à régler avec toi, me dit-elle.
-Mais viens je t'en pris, plaisantais-je en sortant mon katana.
-Tu ignores de quoi je suis capable. »
Naruto se plaça entre nous, les bras écartés.
« Hé calmez-vous, bon sang !
-Dégage de là bouffeur de ramen, crachais-je.
-Ouais bouge de là, j'ai pas envie de te faire mal, approuva Sakura.
-Hors de question, je ne vais pas m'installer confortablement et vous regarder vous taper dessus ! »
Sur ce son shuriken se transforma en un kunaï, plus pratique pour le corps à corps. Mais il ne fut pas assez rapide et moi pas assez vigilent. En moins de deux secondes Sakura l'avait éjecté sur le côté et en poussant un cri de guerrière me cola son poing sur la joue droite.
Une chose était sur, Sakura avait une droite d'enfer.
Témoin n°1 : Kakashi Hatake
Statut : Hospitalisé Si on m'avait dit un jour qu'en rentrant tranquillement de mission j'aurai eu la surprise de croiser Naruto, et Sakura tirant Sasuke, je crois que j'aurai fait la lecture de conte pour enfant aux aspirants ninjas de l'Académie. Dire que la journée avait superbement bien commencé, j'avais réussi à récupérer des documents ô combien important aux griffes de mercenaire. J'étais très satisfait de moi, j'allai pouvoir assister à la séance de dédicace de Jiraya pour son nouveau livre. Alors que je sortais de la forêt que les portes de Konoha se dressaient devant moi, des voix retentirent dans mon dos.
« Allez, met-y un peu de volonté.
-Grouille toi Sakura, j'ai faim moi !
-Foutez-moi la paix et laissez-moi rentrer !
-Hé c'est Kakashi là ?
-Hum, il me semble que c'est lui.
-Et alors, quelle importance ?
-La ferme. Kakashi sensei ! Regardez qui on ramène !
-Qui je ramène. »
Et là j'assistais ébahit à l'apparition de l'incorrigible Naruto, de l'intelligente Sakura et du renégat Sasuke. Puis ce fut le trou noir. Plus tard on me raconta que j'étais tombé dans les pommes. Etat de choc selon Shizune. C'était vraiment bizarre. Résultat Jiraya ne m'avais même pas dédicacé mon livre... pff... quelle perte de temps !
Conclusion du rapport : Le dénommé Uchiwa Sasuke a regagné le village de Konoha dans la journée du 10 juin à la suite d'un double kidnapping sur Uzumaki Naruto et Haruno Sakura. L'interpellé est actuellement chez Ichiraku, condamné à manger autant de ramens que le célèbre Naruto.
« Mais qui lui a donné une punition pareille ?! m'exclamais-je.
-Bàh, il fallait bien trouver quelque chose, clama mon assistante.
-Shizune, tu te moques de moi ?
-Pas du tout Tsunade mais comme vous étiez partit boire un verre, ou une bouteille, de saké avec Jiraya, j'ai du improvisé.
-Le mot est faible. Va me les chercher immédiatement ! Que je leur donne une sanction digne de ce nom ! »
Je marchais au grès du vent. Mes cheveux virevoltaient, mes yeux admiraient le paysage qui s'offrait à moi. Ce paysage était pourtant d'une telle simplicité qu'il en devenait magnifique.C'était la mer, l'immensité d'une eau d'un bleu azur. Quelques vagues,arrachaient à la mer sa sérénité. Et les rayons du soleil qu'y venaient se poser sur l'eau. J'étais envoutée par la beauté de ce paysage, je voulais y appartenir. Sentir l'odeur de la mer, sentir l'eau sur ma peau. Pourtant je ne peux plus rien sentir depuis le jour de mon accident.J'avais tout perdu , famille , amis , amour , mémoire. Je me sentais seule dans un monde que je ne connaissais pas. Je continuai à marcher sur cette route déserte. Celle- ci je l'avais rêvé tous les jours depuis ma sortie de ce coma. Et aujourd'hui je m'y retrouvais. Pendant mon rêve, je marchais sur cette route , je ne faisais qu'avancer , au loin une ombre apparaissait. Je voulais savoir qui cela pouvait être. Curieusement, je regarda derrière un petit rosier. Cela me paraissait bizarre , qu'un rosier puisse pousser au milieu d'une route. J'en avais cueillie une , et je m'étais piquée, du sang coula de mon doigt. Je fus surprise que quand la rose m'avait piquée , j'avais ressenti une douleur à l'endroit où je saignais. Cela devait être un signe. Sur cette fleur était accroché un petit bout de papier , rouge comme sang. Je le pris délicatement , l'ouvris et le lu. Il était écrit mon nom de famille et mon prénom. En bas il y avait une flèche qui montrait la direction du Nord. Alors je suivis la flèche. Après 5 minutes de marche, l'ombre apparu, elle était plutôt grande, elle paraissait même plus grande que dans mes rêves. Je commença à courir mais cette fois-ci elle ne bougeait pas. Plus j'avançais plus j'apercevais le physique qu'elle avait et je pus me rendre compte que c'était un homme. Je m'approchais encore et il avait de longs cheveux bruns. Je pouvais distinguer la couleur de ses yeux car ils étaient fermés. Arrivée à sa hauteur ses yeux s'ouvrirent d'un coup, la couleur était magnifique. Ils étaient nacrés. Il me fixait étrangement.
... : Tenten ?
Tenten : Eh ?
... : Tu ne te rappelles pas de moi ?
Tenten : Hm Hm.
... : C'est Neji.
Neji, Neji, Neji. Ce prénom se répétait sans cesse dans ma tête. En fermant les yeux des flashs apparurent. Lui & Moi en train de s'entrainaient, de rigoler, de manger, de se regarder intensément et de s'embrasser. Il était mon petit ami.
Tenten : Tu es mon petit ami ?
Neji : Oui.
Tenten : C'est toi ?! L'amour que j'avais perdu. Je rêve de toi depuis que je suis sortie de ce coma.
Neji : Tu rêves de moi ?
Tenten : Oui mais jamais je n'arrivais à t'atteindre.
Neji : Donc tu te rappelles de moi ?
Tenten : Oui tout est clair maintenant. Mais pourquoi on s'entraînait ??
Neji : Nous sommes ninjas .
Tenten : Ninjas ?
Neji : Ninjas de Konoha. Tu es tombée dans le coma pendant la grande guerre. Je croyais que tu étais morte Tenten.
Tenten : Ben je suis encore vivante.
Neji : Depuis quand tu es sortie de ce coma ?
Tenten : Environ 6 mois.
Neji : Mais où étais-tu ?
Tenten : J'étais à Suna d'après ce que m'ont dit les médecins.
Neji : Je suis si heureux !
Il me prit dans ses bras. Il me susurra un je t'aime. Quand j'entendis ses mots toute ma vie défila sous mes yeux.
Tenten : Neji !! JE ME RAPPELLE DE TOUT !!
Neji : Comment ça tout ?
Tenten : Neji. Tout !! Toute ma vie !! Les missions, les entraînements avec toi. Tous les moments passés avec toi. Comment ai-je fais pour t'oublier ? Je suis désolée.
Neji : Mais ce n'est rien. L'important c'est que tu m'aimes et que je t'aime non ?
Tenten : Oui.
Neji s'empara de mes lèvres. Peu à peu des larmes glissèrent le long de mon visage. Puis d'un coup un mal au coeur me lança. Je voulu reculer mais je ne pus. Je regarda l'endroit où j'avais mal et le sang coulait à flot. Je leva la tête vers Neji et il me regarda avec surprise. Ensemble nous tombâmes main dans la main.
Neji : Tenten je t'aimerai toujours.
Tenten : Neji je t'aimerai toujours.
Seule, voilà ce qu'elle été. Seule, dans cette pièce sombre, humide, sentant avec rancoeur l'odeur de moisissure. Qu'avait-elle fait pour mériter pareille vie ? Elle se le demandait encore maintenant.
Même si sa vie était sur le point de succomber à la fatale réalité qu'est la mort, alors elle pouvait déjà partir dès lors toute sourire. Au revoir tous ces regards froids, et méprisants. Au revoir haine d'autres humains qui ne méritait qu'une chose... Mourir en Enfer, et pleurer sur leur sort.
Elle avait eu la malchance également de tomber sous le charme d'un de ses ennemis. Quelle tragédie... De pouvoir se laisser envahir par ce qu'est le sentiment de l'amour. Elle s'en dégoûtait elle-même.
Les poignets attachés, assise par terre, sur le sol de pierre froid et mouillé, elle toussait, éternuait, et gémissait. Il l'avait laissé là, dans ce taudis. Elle l'injuriait, l'affublait de toutes les plus grandes immondices que la Terre n'est elle-même jamais découverte.
Et puis après ? Les larmes coulèrent silencieusement le longs de ses jolies joues autrefois belles et roses, mais maintenant toutes blanches, pâles et sans couleur. Qu'était-elle devenue la pauvre enfant ?
La grande porte d'ébène s'ouvrit soudainement sur un homme, de grande posture, droite, mais fine à la fois. Sakura savait pertinemment qui était cet homme. Ce n'été autre que le SS Sasuke Uchiha. Chef des troupes SS en 1944.
Il prit la parole, sans que la jeune fille juive n'ouvre la bouche :
« Sakura, laisses moi me faire pardonner. »
« Non... Tu m'as trahi. »
« Ce n'était pas volontaire... Les mots que je t'avais dis juste avant que tu ne sois enfermée était sincère. »
« Oh oui, comme le je t'aime, non ? »
« Tu ne me crois pas ? N'est-ce pas ? »
« Comment pourrais-je croire un meurtrier qui tue des hommes... Des femmes, et des enfants ! »
« Laisse moi te montrer que mes mots dit était sincère. »
Les larmes de la jeune femme redoublèrent. Sous un énorme sanglot, elle murmura :
« Embrasse moi alors... »
Se qu'il fit sans hésiter. Les lèvres de l'un collés à l'autre fusionnèrent ensemble. Cela était un pêcher, et ils le savaient. Mais que leur importait leur vie à venir ?
Leur limites ne s'arrêtèrent pas là. La détachant de ses chaînes ils firent ce qui était interdit... Il s'aimèrent toute la nuit, sans pensé à rien d'autre cas leur bonheur.
S'aimer pour survivre, s'aimer pour s'unir.
Le lendemain, encore nus sur le sol, ils se regardèrent avec amour. Sasuke ouvrit la bouche, et murmura avec tristesse :
« Tu vas mourir aujourd'hui, tu le sais, non ? »
« Oui, je le sais... »
C'était les seuls mots qu'elle avait soufflé. Ils s'enlacèrent... Et s'embrassèrent comme si leur vies en dépendait.
Quelques heures plus tard, on amena Sakura dans la cour du camp, contre un mur, dos aux soldats, qui eux, tenaient une arme chacun à leur mains. Sakura, tête tournée vers le mur, souriait... Pourquoi ? Comment ? Car elle avait passé la plus belle nuit de sa vie ? Ou parce que, au contraire, elle allait quitter ce monde ?
Sasuke, au loin, ne supportant pas de voir ce spectacle, regardait le sol, il n'aurai jamais voulu cela pour elle, et encore moins la voir mourir sous ses yeux. Au moment ou les soldats allez tirer, Sakura se tourna vers celui qu'elle avait aimé, et qu'elle aimait toujours. Il leva ses yeux à se moment là.
La peur ? Non, l'horreur se lisait dans les yeux du jeune homme, et un regard rassurant dans les yeux de la jeune femme. Soudain, Sasuke hurla :
« Est-ce vraiment ce que tu veux ?! »
Pourquoi demander cela ? Puisqu'elle était obligée de mourir.
Elle ne fit que sourire, et murmura un « Je t'aime », qu'il put lire sur ses lèvres.
Puis les soldats tirèrent. Elle tomba au sol, le sang giclant le mur. Une seule larme, une seule avait coulés le long de la joue de Sasuke Uchiha.
Le lendemain, au matin, un jeune soldats allemand retrouva son supérieur mort, d'une balle tirée dans la tête.
Était-ce vraiment ce que ces deux jeunes gens, complètement différent d'origine, mais si proche du c½ur voulait ? Oui, car la vie ne faisait que commencer pour les deux amants.
Je m'appelle Sakura Haruno, j'ai maintenant 18 ans. Ma mère étais une droguée et une schizophrène.
Pourtant, j'avais de l'admiration pour elle, j'aimais quand elle souriait, elle étais si belle, avec ses grand cheveux, ses lunettes noir, ses traits de visage fins, ses yeux noir a vous couper le souffle. Mon père aussi étais un drogué, mais lui, étais intelligent. il passait tout son temps devant la télévision a regarder une l'émission de question, je l'admirais parce qu'il avais sans cesse bon a ces questions. Je me souviens qu'elle nous prenais l'argent dont on avais besoin ma s½ur ainée,
- Aneko - , et moi même. Elle nous le prenais pour ses injections de cocaïne, elle avais d'énormes hématomes sur les bras, mais un soir sa mal tourner, elle a eu une crise. Le chat a traversé la fenêtre, elle se frappais, voulais se tailladais les veines. Vous vous demander pourquoi ? Ma s½ur ne voulais, justement, pas lui donner les sous dont elle avais besoin pour sa dose. Elle courait après ma s½ur en la suppliant de lui donner les sous, ma s½ur lui répondait qu'on en avais besoins pour manger, sa a commencer a dégénérer, je me suis lever, j'ai marcher dans le couloir pour allez jusqu'à ma chambre qui d'ailleurs étais aussi celle de Aneko, elle avais mis les sous en dessous notre matelas. J'ai pris les sous, je me suis diriger vers ma mère et je lui est donner. Aneko n'en croyez pas ses yeux, mais moi, j'étais heureuse de la voir sourire de nouveau. Je vivais dans une maison constituer d'une chambre, une cuisine qui donner sur la petite salle a manger. Mon père n'avais pas payer le loyer depuis 3 mois, ma s½ur allais a l'école, moi je n'aimais pas y aller. Quand j'allais a l'école tous les autres me persécuter parce que j'avais des poux, je ne me lavais pas et je gardais mes vêtement jusqu'à se qu'ils tombent en lambeaux.
Un jours la maitresse, ma rendus un contrôle que j'avais fais, j'avais 20 sur 20. Elle ma demandais comment j'avais fais pour avoir cette note, parce que je n'étais pas venus, quand cette leçons à étais donner, je l'ai apprise grâce a Kurenai, une jeune femme qui vivait a l'étage au dessus de notre appartement, elle avais trouvait une série d'encyclopédies toutes neuves dans la poubelle en bas de chez nous.
Bref, la maitresse ma dit que si je ne venais pas l'école plus souvent, elle appellerais les services sociaux déja qu'elle sait que mes parents ne s'occupe pas de moi, elle me donne des vêtement de temps a autre. Un soir je suis rentrée, comme d'habitude, dans la salle il faisais noir, quelqu'un avais fermer les rideaux, je reconnaissais cette odeur. C'étais ma mère et ses injections de cocaïne, elle venais pourtant de faire un stage a l'hôpital pour overdose, je me suis assise a coté d'elle et elle ma dit en chuchotant :
_ Je suis malade chérie, je pers la vue, je vais devenir aveugle et j'ai le sida.
C'est la que mon c½ur a commencé a s'arrête, je me suis demandais pourquoi ? Aujourd'hui, je suis médecin pour toxicomane, je lutte contre cette drogue et toutes les autres. J'ai perdue mon père et ma mère a cause de cette chose inutile.
« Je m'appelle Karin et je viens de tuer l'Homme que j'aime »
Mon enfance, je ne saurais la définir avec les termes exacts. Mon père avait un immense appétit sexuel, ma mère lui était dévoué corps et âme. Cri, pleurs, violence c'est comme cela que se résumait mon quotidien. Père alcoolique, mère dépressif, à quinze ans je m'enfuis.
Danseuse, fille de nuit, serveuse ou encore « prostituée », j'accumulais les petits métiers. Je savais que malgré mon jeune âge, j'étais de celles qu'on désirait. L'année de mes dix-huit ans, je le rencontrai et dés que mes yeux rencontrèrent les siens, j'en tombai éperdument amoureuse.
Il me prit sous sa tutelle décidant qu'il ferait de moi « sa star », un nouveau visage qui fit ravage au fil des années. A l'époque, la star en vogue était une certaine Hinata Hyûga symbole de pudeur et de naïveté. Il fit de moi son contraire.
Mon premier film fit ravage et ma carrière commença.
Il y'avait le sexe pour le sexe, le sexe pour le plaisir moi je pratiquais le sexe pour le travail.
Jeune d'âge mais je devais rencontrer plusieurs hommes, couché avec plusieurs hommes. Comme il le disait si bien j'ai une réputation à garder. J'avais peur mais lui était là pour me réconforter et c'était suffisant.
Le rêve de devenir son amante me paraissait chaque jour plus difficile, il était beaucoup plus âgé que moi.
J'enchainais films après films et lui conquêtes après conquêtes. Jusqu'au jour ou il me dit
« Allons-nous coucher »
Et l'idylle commença.
Nous étions un des couples les glamours d'Hollywood, on nous enviait pour notre richesse, notre beauté, notre célébrité. Les hommes me désiraient, les femmes me jalousaient.
« Je m'appelle Karin et je viens de tuer l'Homme que j'aime »
Même marié, il m'obligeait à côtoyer d'autres hommes et quelque fois des femmes d'où mon surnom « La lesbienne ».
Tout s'effondra le jour ou je les entendis : Désir, caresses, gémissements.
Il m'avait trahi et je devais le punir.
« Je m'appelle Karin et je viens de tuer l'Homme que j'aime »